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Limitation de vitesse : des changements à partir du 1 Juillet 2018

Les limitations de vitesse changent pour les automobilistes : le 1 juillet 2018, la vitesse autorisée a été réduite à 80 km/h au lieu de 90 km/h pour les routes à double sens. 

La raison de ce changement nait du même argument depuis de nombreuses années : baisser la vitesse pour limiter le nombre de victimes sur les routes. En effet, 3456 personnes y sont décédées en 2017. C’est un chiffre à la hausse depuis ces dernières années. En 2014, le nombre de morts était de 3268. Une situation qui a fait réagir le Gouvernement. 

Cette situation touche une majorité des routes françaises. Elle concerne ce qu’on appelle   les «réseaux secondaires», c’est à dire toutes les routes (sans séparateur central) autres que les autoroutes et les agglomérations. Les Français contestent cette nouvelle limitation de vitesse. Pour eux la vitesse n’est pas la cause principale des accidents. Il faut savoir qu’il a toujours été délicat de faire imposer de nouvelles normes en matière automobile aux Français. En effet, le port de la ceinture obligatoire, les limitations de vitesse et les Alcotest ont souvent été contestés avant d’être acceptés.    

Une réduction de la limitation de vitesse est-elle une vraie solution ? 

La vitesse est la première cause de mortalité sur les routes françaises. Elle représente 32% des accidents sur les routes secondaires. De nombreuses associations de conducteurs d’automobilistes et autres conducteurs contestent cette reforme sur la limitation de vitesse. Selon eux, ce changement ne serait pas le plus efficace pour réduire le taux de mortalité sur les routes.  

En effet, pour les associations d’automobilistes, les enjeux majeurs de la sécurité routière sont l’entretien des routes, la formation à la conduite et la prévention. Il existe d’autres enjeux majeurs qui sont les mauvais gestes comme l’utilisation d’appareils électroniques ou la consommation de stupéfiants pendant la conduite qui devraient être contrôlés. Ils font aussi véritablement partie des premières causes de mortalité sur les routes. Cela crée de nombreux débats et à travers eux, on ne sait toujours pas quels seraient les vraies solutions pour réduire la mortalité sur les routes. 

Pour le Premier ministre Edouard Philippe, cette mesure sauverait « entre 350 et 400 vies par an ».

« 3 minutes pour une vie » c’est le slogan qu’il a utilisé lors du comité interministériel de la sécurité routière le 9 janvier 2018 pour dénoncer la vitesse comme un problème majeur de la mortalité sur les routes. 

Quelles sont les sanctions en cas d’excès de vitesse ? 

Aujourd’hui, la vitesse maximale autorisée est en moyenne respectée par la majorité des français. L’observatoire de la vitesse présente les chiffres actuels : pour les autoroutes de liaisons avec une VMA de 130 km/h, on constate une vitesse moyenne de 122 km/h. Pour celles à deux fois deux voies la vitesse moyenne est de 105 km/h pour une VMA de 110 km/h. Ces chiffres montrent que la vitesse n’est véritablement pas le problème majeur. 

Le non respect des limitations de vitesse entraine différentes sanctions selon la gravité de l’acte. 

Le code de la route en présente plusieurs : dépasser de 1 à 20 km/h la limite de vitesse autorisée entraine le retrait d’un point sur le permis de conduire ainsi que 135 euros d’amende. Entre 20 et 30 km/h, 2 points sont retirés ainsi qu’une amende de 135 euros également. Pour un excès de vitesse entre 30 km/m et 40 km/h l’amende sera du même montant et 4 points seront retirés. Au delà , on l’appelle la contravention de 5ème classe si c’est la première fois ou un délit en cas de récidive dans les 3 ans.

Cette réforme va très certainement créer une hausse des verbalisations pour des excès de vitesse entre 1 à 20 km/m en majorité et une augmentation des amendes pour les excès plus importants. Pour éviter ces contraventions il faudra alors respecter le Code de la Route. 

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