mortalité sur les routes

Bilan 2017 : légère baisse du nombre de morts sur les routes

On s’attendait à une hausse de la mortalité sur les routes comme pour les années précédentes. Les chiffres de 2017 annoncent finalement une légère baisse. L’Observatoire National Interministériel de la sécurité routière présente des statistiques encourageantes.

Ces trois dernières années ont été marquées par la hausse de la mortalité sur les routes. Alors que les 80 km/h entrent en vigueur le 1 juillet 2018, l’année 2017 révèle une diminution de 1,4% de décès. Ces statistiques n’avantagent pas la mise en vigueur des 80km/h déjà très contestées  par une majorité d’automobilistes. Selon eux, ce changement ne serait pas la solution pour réduire le taux de mortalité sur les routes.

Moins de morts et plus de blessés

Le nombre de décès sur les routes françaises a baissé en 2017 avec un total de 3 684 tués en France métropolitaine et Outre-mer. Cela représente 54 décès de moins qu’en 2016. Par contre, les chiffres présentent une augmentation du taux de blessés de 1,3% par rapport à 2016. 74 840 blessés sont à déplorer l’année dernière, soit 1010 personnes de plus qu’en 2016.

Les motocyclistes ont connu une hausse de la mortalité de 9%. 669 décès ont été constatés en 2017. Cela représente 56 morts supplémentaires par rapport à 2016. Cette catégorie d’usagers représente finalement la plus forte croissance en terme de décès. Toutefois, la mortalité des piétions est quant à elle en baisse de 13%, représentant 75 tués en moins que 2016.

Les facteurs comportementaux

Le bilan définitif de 2017 révèle encore une fois que la vitesse est la première cause d’accidents mortels. Elle représente 32% d’accidents sur les routes avec un tiers de personnes tuées. L’alcool étant la deuxième cause avec 29% d’accidents. Ces chiffres révélés dans le fichier des Auteurs présumés d’accidents mortels (APAM) met en avant le facteur vitesse chez les jeunes entre 18-24 ans représentant 45% contre 41% chez les 25-34 ans. Toutefois, l’alcool et les stupéfiants représentent chez les 25-34 ans respectivement 27% et 15% d’entre eux.

Ainsi, la Sécurité routière explique que « L’analyse des accidents mortels en 2017 montre que la vitesse excessive ou inadaptée reste la cause principale, suivie de la surconsommation d’alcool, qui connaît une légère hausse. Le non-respect des règles de priorité, en légère baisse, constitue le troisième facteur d’accident, surreprésentés en agglomération »

Dans un objectif de sécurité routière et de préservation de l’environnement, certains véhicules sont soumis à des obligations de contrôle technique. Il se fait généralement en fonction de l’âge du véhicule. Ainsi, il est important de savoir quand faire son contrôle technique pour assurer la sécurité de l’automobiliste, des autres véhicules présents sur la route et de minimiser l’impact sur l’environnement.

Routes à 80 km/h : le décret publié

Face à cette cette hausse de la mortalité sur les routes et malgré une légère baisse en 2017, le gouvernement réagit. A partir de juillet 2018, 400 000 kilomètres de routes secondaires seront limitées à 80 km/h au lieu de 90 km/h. Pour le Premier ministre, Edouard Philippe, cette mesure pourrait sauver « entre 350 et 400 vies par an ».

Cette mesure avait été annoncée le 9 janvier lors d’un plan gouvernemental dans le but de réduire le taux de mortalité sur les routes. Malgré la contestation des automobilistes et celle de certaines associations de conducteurs, les automobilistes devront officiellement réduire leur vitesse à partir du 1 juillet 2018. Le décret d’application a été publié dimanche 17 juin au Journal Officiel et elle concerne environ 40% des routes françaises : routes secondaires à double sens sans séparateur central. D’autant plus que ces routes représentent 55% des accidents mortels cette année.

Un stage de récupération de points de 3 jours en 2019 ?

Une autre mesure a été envisagée lors du CISR (Comité Inter-ministériel de la Sécurité Routière), c’est l’allongement de la durée du stage de récupération de points à 3 jours pour les conducteurs jugés récidivistes.  Si cette réforme est appliquée courant 2019, un conducteur serait jugé comme récidiviste s’il a déjà participé à 2 stages durant les 5 dernières années. Le 3ème stage serait alors un stage d’une durée de 3 jours et cette dernière journée serait consacrée aux questions centrées sur la récidive.

On rappelle que le stage est une formation de 2 jours, agréée par la préfecture pour la sensibilisation des conducteurs à la sécurité routière. Ce stage permet de récupérer 4 points dans la limite d’une fois par an maximum. Il est possible de faire une inscription à un stage de récupération de points agréé sur le site https://www.legipermis.com partout en France. Un stage accueille entre 6 et 20 participants et est dirigé par 2 animateurs.

Le stage de 3 jours reste encore un projet et sa mise en application pourrait prendre plus de temps que prévu, notamment pour coller aux impératifs de prix et de disponibilités des conducteurs stagiaires, qui ont l’habitude de faire le stage un vendredi-samedi.

Source : Observatoire national Interministériel de la sécurité routière

 

 

 

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