vignette crit air

Vers une vignette Crit’air connectée 

Depuis juillet dernier, il n’est plus possible d’accéder à Paris, Lyon ou Grenoble sans sa vignette Crit’Air en cas de pic de pollution. Et depuis septembre, la liste des villes rendues inaccessibles sans la précieuse vignette a encore augmenté. En 2020, ce seront toutes les villes qui devraient être concernées. A partir de 2018, la nouvelle vignette Crit’Air connectée arrive. Que va-t-elle changer ?

 

Des véhicules à la conformité variable

C’est en tout cas ce qui ressort d’une étude menée par l’IFPEN (institut français des pétroles et des énergies nouvelles). Sur un trajet périurbain, effectué par deux voitures d’un même segment, celle dont le chauffeur adopte une conduite trop nerveuse produit en moyenne 11 % de CO² de plus et 83 % de NOx de plus que le véhicule dont le chauffeur a opté pour une conduite anticipée. Cette étude fait donc bel et bien ressortir qu’une conduite adaptée a un effet tout aussi important sur la réduction des pollutions que le véhicule lui-même.

S’il ait toujours bon de choisir un véhicule moins polluant, l’IFPEN a aussi décidé de créer un nouveau modèle de vignette qui prendrait en compte le comportement du conducteur grâce à son empreinte GPS, associée à un magnétomètre et un accéléromètre. En connectant la vignette Crit’Air au smartphone, via le Bluetooth et l’application GECO Air développée avec l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME), il est possible de tenir compte non seulement du véhicule mais aussi de la conduite qui en est faite pour faire évoluer la couleur de la vignette.

La nouvelle vignette Crit’Air comporterait une lettre affectée au comportement, associée à une LED de couleur pouvant évoluer en même temps que le comportement du conducteur, le tout connecté par le réseau RFID. A terme, les restrictions de zones pourraient encore évoluer pour tenir compte de ce nouveau système, qui serait capable de communiquer avec les infrastructures.

 

Des comportements à améliorer

Les trajets domicile-travail constituent une source importante de pollution. Or il s’agit de l’usage le plus courant des véhicules en période de pic de pollution. Il y a donc fort à faire pour améliorer les comportements des conducteurs au quotidien. Si le covoiturage et les moyens multimodaux semblent avoir atteint leur croissance optimale, de nouvelles pistes pourraient être trouvées pour permettre aux conducteurs d’adopter la conduite la moins polluante. Les entreprises, qui participent déjà au développement des transports en commun par le biais du remboursement partiel des abonnements, pourraient par exemple proposer à leurs employés des formations à la conduite économe.

Il est possible en effet de faire baisser le taux de pollution de son véhicule en adoptant les bons gestes. Un entretien régulier (changement des filtres, vérification des niveaux, pression des pneus) permet de diminuer de 20 % la consommation, et donc la pollution inhérente. Adopter une conduite éco-citoyenne a également un impact non négligeable. Ainsi, si la climatisation est pratique, il faut savoir qu’elle augmente de 10 à 20 % le taux de CO² rejeté par le véhicule. En termes de conduite, quelques conseils peuvent être utiles :

– changer de vitesse dès 2000 tours/minute,

– anticiper les ralentissements,

– ne pas accélérer inutilement,

– utiliser le Stop & Start du véhicule.

L’adoption d’une conduite calme et l’acquisition d’un véhicule moins polluant vous permettront d’obtenir la vignette ad hoc et de circuler partout sans craindre les pics de pollution.

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