Pré-contrôle technique, bonne ou mauvaise idée ?

Le contrôle technique réglementaire a été rendu obligatoire depuis l’année 1992 pour tous les véhicules particuliers (ou de tourisme) et utilitaires légers (ayant un PTAC inférieur à 3,5 tonnes) de plus de 4 ans (mis en circulation depuis plus de 4 ans). En amont de ce contrôle obligatoire, il est possible au propriétaire d’effectuer un pré-contrôle technique. De quoi s’agit-il ? Quels en sont les avantages et est-ce vraiment nécessaire ? Les réponses dans les lignes qui suivent.

 

Le pré-contrôle technique

Le pré-contrôle technique est une démarche se faisant à l’initiative / à la demande du propriétaire du véhicule, avant la prochaine vérification obligatoire. Il s’agit ainsi d’une visite volontaire, pouvant concerner l’ensemble ou une partie seulement des 124 points de contrôle réglementaire. Le propriétaire peut en effet demander à ce que ce soient par exemple les freins, ainsi que l’éclairage et la signalisation qui soient uniquement vérifiés.

 

Pourquoi un pré-contrôle technique ?

Il faut savoir que si le contrôle technique réglementaire est défavorable, une contre visite est incontournable. En d’autres termes, le propriétaire du véhicule doit procéder aux réparations recommandées, pour ensuite présenter obligatoirement son véhicule à une deuxième vérification (dans les 2 mois qui suivent la première) pour l’obtention d’un contrôle technique valide. La pertinence du pré-contrôle technique demeure ainsi dans le fait qu’il permet de mettre toutes les chances de son côté pour que le contrôle réglementaire soit valide, et ainsi éviter les désagréments d’une contre visite.

Par ailleurs, le contrôle technique réglementaire a lieu « seulement » tous les 2 ans pour les véhicules de plus de 4 ans, et à partir de la quatrième année pour les véhicules neufs. Il existe ainsi un laps de temps assez long entre deux visites obligatoires ou avant la prochaine. Or, entretemps, le propriétaire aura par exemple déjà parcouru de longs kilomètres avec son véhicule, ou que celui-ci ait été victime d’un accrochage. Le contrôle volontaire permet alors de rouler en toute sécurité / tranquillité d’esprit, dans l’attente de la prochaine vérification réglementaire.

 

Le pré-contrôle technique, quelles limites ?

La première limite du pré-contrôle technique, c’est qu’il a un coût. Or, auprès de certains centres agréés, la contre visite (qu’on veut donc éviter) est offerte si la vérification initiale y a été réalisée et de toute façon, les réparations nécessaires doivent être effectuées pour que le véhicule bénéficie d’un contrôle technique valide (que ce soit à l’issue d’un pré-contrôle ou d’un contrôle réglementaire).

Par ailleurs, certaines défaillances peuvent être évidentes, ne nécessitant donc pas un pré-contrôle technique. Par exemple, si un feu ne marche pas, cela se remarque tout de suite.

En conclusion

Quel qu’en soit le type, volontaire ou obligatoire, le contrôle technique a pour principal objectif d’optimiser la sécurité routière, que ce soit pour le conducteur et ses passagers, ou pour les autres usagers de la route. Dans le doute, un pré-contrôle technique est ainsi toujours rassurant, notamment en prévision d’un long voyage ou suite à un accident ou un accrochage.

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